Figure emblématique de l’USVO Gissey par son état d’esprit, Franck Tainturier a disputé 164 rencontres de championnat sous la tunique jaune jour 24 buts inscrits. Franck est issu d’une famille très liée à l’histoire du club. Georges, le grand père en a été président. Son père Gilles (aujourd’hui trésorier du FCSG) un attaquant à la technique fine. Pendant quelques saisons, il a aussi cotoyé ses frères David et Florent sur le rectangle vert. Sans compter les oncles et cousins !
Il a fait partie de la dream team de 2003-2004 qui a remporté 21 matchs sur 22 ! Joueur d’équipe par excellence, Franck a marqué de son empreinte l’histoire du foot à Gissey. C’est le moment d’aller à sa rencontre !
Parcours footballistique
Premiers entraînements à Gissey/Ouche à l’âge de 8 ans, puis premier match en septembre 1988 : j’avais 9 ans, donc poussin, mais surclassé en pupilles car il n’y avait que cette catégorie à l’époque à Gissey ☺️ J’enchaîne ensuite sur 4 années à Gissey. A la fin de ma période pupilles, migration à Sombernon en 1992 pour intégrer les -13. J’y ai joué trois ans (-13 puis deux années de -15), avant de partir à Talant pour intégrer l’équipe des -17 en première série. Je n’y suis resté qu’un an, pour diverses raisons. S’ensuit une année vierge, pendant laquelle je passe le bac.
En 1997, à l’âge de 18 ans, j’intègre l’équipe senior de Gissey, où je reste jusqu’en juin 2007 : retraite sportive prise dès l’âge de 28 ans… Là encore pour diverses raisons…
Meilleur souvenir de footeux
Désolé, mais, en tant que joueur, il y en a plusieurs.
Quand même, mon premier match avec Gissey, à 9 ans. On gagne 8-0 à Talant, je joue arrière, de mémoire avec Emmanuel Audry derrière moi. J’étais évidemment le plus petit et le plus frêle de l’équipe, je jouais plus les utilités qu’autre chose, mais je garde un souvenir ému de cette jolie première fois !
Un parcours en coupe de Côte-d’Or avec Gissey, cela devait être en 1991, on était arrivés jusqu’en demi-finale. On l’avait jouée à Gissey, devant Quetigny, et on avait perdu 3-1. Mais j’ai encore en mémoire l’avant-match et l’excitation qui nous avait envahis. A la même période, le seul tournoi de jeunes organisé par l’USVO au cours duquel nous étions soutenus comme jamais ! Mais il faisait une chaleur à crever, on était cuits, on avait dû jouer la veille en coupe justement, et on n’avait pas pu aller au bout.
Une victoire en U13 avec Sombernon lors d’un tournoi déroulé en région parisienne au printemps 1993. On avait gagné en finale contre les favoris. Je me souviens qu’on avait une jolie équipe qui tenait bien la route, et d’une ambiance très agréable ce jour-là, avec pas mal de parents et accompagnants qui avaient fait le déplacement.
Cela peut paraître bizarre, mais je garde un souvenir particulier d’un obscur match de championnat joué en novembre 1997 avec Gissey à St-Seine/Vingeanne. Un temps maussade, plafond bas et gris typique de novembre, un déplacement interminable, une équipe diminuée et en proie en doute après plusieurs matchs sans victoires… et on sort un match sérieux, rigoureux (enfin presque, puisqu’on prend quand même 3 pions…), et on ramène le 3-3 grâce à un but arraché dans les dernières minutes. Je me souviens de l’explosion de joie de l’équipe sur ce dernier but, de la mêlée fofolle dans la surface de réparation adverse pour féliciter le buteur (Vincent Sénécat). A croire qu’on avait gagné la coupe du monde !
La victoire 8-0 contre Thury le jour des 40 ans du club, en septembre 2003. Ce n’était pas un exploit, ils n’étaient que 8 en face, mais c’était le premier match de la saison, avec une toute nouvelle équipe et devant pas mal de monde. On avait été sérieux, concentrés et on avait donné ce jour-là le tempo d’une saison quasi-parfaite (21 victoires en 22 matchs).
Et puis, tant d’anecdotes savoureuses et truculentes vécues avec Gissey :
Claude Gueneau déguisé en Robocop lors d’un match à Brazey, juste avant Noël 1998, avec 11 gugusses transis sur un terrain boueux et injouable, sans remplaçant évidemment, et en raclant les (vieux) fonds de tiroir pour bricoler une team : Claude Gueneau, Bernard Lecour (qui je crois avait scoré !), François Léchenault…
The Martenuche’s day, son jour de gloire à Magnien où il marche sur l’eau et score 2,5 fois (2 fois sûr + une frappe tir-bouchonnée déviée par je ne sais plus qui) pour une victoire 6-3. J’en pleure encore…
Les 5 dernières minutes contre Minot en mai 1998, quand on arrache le maintien en passant de 0-1 à 2-1 en quelques minutes, dont un but improbable de Geoffroy d’une mine du rond central sur laquelle le gardien adverse fait une Fély…
Un raté monumental du Guillaume Lacour contre je ne sais plus qui, probablement en 2002 ou 2003. La balle qui roule sur la ligne, qui allait rentrer, et mon Guigui qui se jette pour la sortir en voulant l’accompagner… du Choupo-Moting avant l’heure. Le score était serré de mémoire, mais on avait passé le match à se bidonner sur la touche.
Un match à Perrigny-lès-Dijon en septembre 1998. On égalise à la dernière minute, on est fous de joie et là-dessus, pof, on prend un pion dans les arrêts de jeu. Je vois encore mon président, imperturbable, superbe, le drapeau de touche fièrement dressé au firmament, insensible aux insultes des supporters adverses qui fusent de tous les côtés et l’arbitre officiel bien obligé de suivre son juge de touche et de siffler hors-jeu. Un grand moment gisséen !!!
Dans un autre registre, une purge à Chamesson en 1998 toujours. On se déplace à 11 avec une équipe en bois (8 plus de 30 ans) chez un candidat à la montée. 3 minutes de jeu, un csc de Laurent Roussey, qui se claque dans la foulée. On jouera 85mn à 10 et on en prendra 5 autres, dont un nouveau csc d’un spécialiste en la matière, Jean-François Billard. C’était aussi ça, Gissey… Et tellement d’autres.
Partenaire qui t’a laissé la plus forte impression
Pfff, là encore, il y en a quelques-uns. J’ai toujours été impressionné par la puissance et la facilité que dégageait Gregory Clerc ou par la rage et l’engagement de Romain Gueneau. Une pensée spéciale également pour Vincent Sénécat, qui avait une réelle vision et une jolie finesse de jeu. Mais s’il fallait en choisir un, je citerai sans hésiter David Champommier. Outre ses qualités physiques et techniques, mais que d’autres pouvaient au cas par cas lui contester, il avait surtout un engagement et un charisme fédérateur sur le terrain. Il lui manquait peut-être ce supplément d’âme en dehors du terrain, dans les vestiaires, mais à part ça… A notre niveau, je n’en ai pas connu d’autres comme lui.




avec le staff composé de Michel Renault et Marc Maréchal

Frédéric Fély, Laurent Roussey, Christophe Boucher.
Accroupis : Cyril Bortoluzzi, Claude Mousseron, Franck Tainturier
Emmanuel Reymond, Michel Renault et Jean-François Billard.

Accroupis : Rémi Léchenault, Cédric Colin, Florent Tainturier, Alexandre Dufour, Nicolas Léchenault, Marc Bret, geoffroy Tallinger, Emmanuel Reymond, Franck Tainturier, Bernard Lecour.
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