Pascal Delagoutte, alias Pascalito, a connu de belles heures au FC Sombernon avec ce qu’on appelle communément une génération en or. Son intelligence de jeu l’a conduit sur différents postes avec la même réussite. Avec ce narrateur hors paire, les nostalgiques vont en prendre plein les yeux !
Parcours footballistique
Jétais au lycée Montchapet à Dijon à compter de septembre 1968, j’ai joué trois ans au handball (gardien), puis un an au rugby (numéro 10), et puis un an au foot (72/73) avec Monsieur Sousdidier qui était un super prof. J’étais costaud en minime (1m70 et large d’épaules) et on m’a mis numéro 4. Dans cette saison nous avons rencontré l’équipe du collège de Sombernon, nous les avons battus une fois 3-1 et avons fait un nul avec eux. Je ne savais pas encore que ce seraient mes futurs coéquipiers. Là j’ai été repéré par les recruteurs du FCS (lol), et Jean Marc David qui était au lycée avec moi m’a demandé si je voulais venir jouer à Sombernon, ce que j’ai accepté. C’est ainsi que j’ai intégré l’équipe cadet du FCS de la saison 1973/74. Nous avions une très belle équipe avec Alain Moret (n° 8) , Duret (n° 7), Lamarche (n° 11) et derrière on assurait. D’entrée de championnat nous avons été taper Talant (futur champion de côte d’or) 2-0 chez eux. Malheureusement les dirigeants ont fait surclasser Alain pour le faire jouer en équipe A, ce qui nous a privé du titre car c’est lui qui tenait le ballon au milieu de terrain. Après le championnat , nous avons gagné tous les tournois de sixte auquel nous avons participé (Pouilly-en-Auxois, Saulieu, Sombernon, Sombernon scolaire, Epoisses). L’équipe avait de la gueule..Dautel gardien, Delagoutte, Lalligant arrières, Alain Moret milieu, Duret, Lamarche avants.Saison 74/75, le FCS met en place une équipe junior, la seule ou une des rares de l’histoire du club dont on m’a fait l’honneur d’être le capitaine, j’étais le numéro 5 et je formais une défense de fer avec Dominique Guyon. Avec cette équipe nous aurions pu aller loin, mais des joueurs étaient pris sans arrêt en séniors (Alain en A et d’autress en B). En 74/75 je fais connaissance avec le championnat senior avec Pierrot Gamet qui avait 45 ans et qui était était toujours là en capitaine de l’équipe B. Il ne courrait plus beaucoup mais pour le prendre de la tête dans la surface, il fallait se lever de bonne heure. Pour la course, il faisait confiance à son numéro 6 que j’étais, et pour le reste du rempart il y avait le grand Guyon…Et puis j’ai passé les saisons 75/76, 76/77, 77/78, 78/79 en équipe B avec quelques apparitions en A. Mais j’étais passé du numéro 6 au numéro 10.En 79/80 j’intègre l’équipe A au poste de numéro 10, un vilain tacle par derrière d’un joueur de Montigny sur Aube me démolira la cheville gauche. Six mois out (sans carton à l’époque, un scandale), je reprends la saison 80/81 en équipe A au poste de numéro 10. En août 1981 je pars au service militaire en Alsace, en septembre 1982 je pars à l’école des impôts de Clermont-Ferrand. Pendant tout ce temps je suis absent des terrains. Je reviens en août 1983 et joue en équipe A au poste d’ailier droit, Philippe Moret étant avant centre. Alain Moret était devenu notre entraineur. En 1984/85, je débute la saison à l’aile droite de l’équipe A mais mon genou gauche commence à me lâcher et je suis conduis à faire une pause..Je reprends sur la fin du championnat à l’aile droite. En 1985 je vais rejoindre Alain Moret à Pouilly où sont déjà d’anciens sombernonnais (Doret, Guyot, Moret Philippe). En cette saison 1985/86, je deviens le numéro 10 de l’équipe de l’ASP, le premier match je marque le plus beau but de la saison (alors que l’on était revenu d’Espagne dans la nuit et que l’on était pas frais). Excentré du but à 25m je mets un missile en pleine lucarne droite du gardien. Alain qui était derrière les cages entrain de s’entrainer pour le match suivant, il s’est exclamé « il nous fait quoi le Pascalito ». A la fin de cette saison les deux équipes A et B de l’ASP montent de division. La saison 1986/87 sera celle de tous mes regrets..Nous avions réalisés de très bons matchs en deuxième division..Je me rappelle ce Match à Ruffey les Echirey, je marchais sur l’eau en deuxième mi-temps. Il y avait 1-1 à la mi-temps et nous étions dominés. J’étais numéro 7. En début de deuxième mi-temps je suis venu chercher le ballon à nos dix huit mètres, j’ai remonté le terrain et dribblé au moins sept joueurs de l’équipe d’en face avant de faire une passe millimétrée à notre avant centre Amandio qui l’a mise au fond…Et à la 80ème, Amandio m’a fait une passe au-dessus de la défense que je prends de vitesse, et marque dans le but malgré la sortie du gardien adverse…Et toute l’équipe m’est tombé dessus pour fêter la victoire..Mon plus beau moment de foot car toute l’équipe m’a remercié de lui avoir apporté la victoire. Après il y aura ce match contre La Roche le leader. Nous sommes menés, j’élimine l’arrière gauche adverse qui me fauche en limite de surface, je tire le coup franc et but de Minou Doret. Milieu de seconde mi-temps je vais faire le pressing sur l’arrière central adverse, lui prends le ballon et vai marquer le second but de l’équipe, mais je me suis claqué et je dois sortir. J’avais la rage car je les aurais explosé..Et après le genou gauche est out. C’est l’opération. Je ne fais ma réapparition qu’à l’été 1987. Alain Moret est notre entraineur et au cross d’entraînement j’arrive le 3ème, et mon coach me dit « je te félicite Pascal », ce sont des mots dont je me rappellerai toujours. Quand vous sortez d’une galère et que l’on vous encourage, ce sont les mots d’une vraie personne. Je ferai une demi saison en équipe B de Pouilly en saison 87/88. Mon dernier but je l’ai marqué d’une tête plongeante sur le terrain d’Arnay le Duc. Mais je me suis à nouveau fait mal au genou, et là je décide d’arrêter pour ne pas retourner sur le billard..J’avais les boules comme l’on dit car j’étais arrivé à un niveau d’excellence comme en témoigne mon match à Ruffey, et j’ai été stoppé net par le physique..Après j’ai fait le dirigeant accompagnateur de l’équipe première de l’ASP et donc arbitre de touche. Je suis quelqu’un d’une honnêteté irréprochable. Je me rappelle un match Pouilly- EF Villages. Le milieu d’en face envoie un ballon à son ailier qui est en pleine vitesse mais avant la position de l’arrière de Pouilly , le pends de vitesse et marque..En toute logique je ne lève pas le drapeau car il n’y a manifestement pas hors jeu. Et tout le monde s’est mis à me huer. Les gens de la buvette et les supporters ultras du club. L’arbitre m’a suivi mais m’a demandé des explications à la mi temps ce que je lui ai donné…A la fin du match, l’entaineur de l’équipe adverse est venu me féliciter d’être un arbitre honnête..
Meilleur souvenir au FCS : la saison 1973/74, le moment où l’équipe apporte la coupe du tournoi de sixte d’Epoisses à Laligant qui s’est fait cassé la jambe par un pauvre gars de Rouvray. Lamentable de voir des gestes pareils sur un terrain de foot. J’ai entendu le crac et je m’en souviendrai toujours. Il était dans cette équipe mon compagnon de la défense et on a laissé passé personne à l’époque. Quand on lui a porté la coupe alors qu’il avait la patte dans le plâtre….Eh bien oui, c’était un beau moment car on avait été jusqu’au bout pour lui offrir.
Partenaire qui lui a fait la plus forte impression
Le joueur qui m’a laissé la plus forte impression au FCS. Sans hésitation, Alain Moret, il était brillant en technique footballistique. D’un point de vue athlétique, à l’époque j’étais au dessus de la moyenne. Et nous avons fait nombre d’entrainements. Je me rappellerai toujours ce parcours du GP Cycliste de Sombernon (18kms) que nous avons fait ensemble en footing sous un jour de pluie. Lui avec ton Kway orange et moi avec mon Kway Bleu. Alain était un être solaire, c’était mon ami. La vie a été d’une injustice incroyable, Jeunes sportifs méfiez vous des anti-inflammatoire. A l’époque nous ne savions pas leurs effets négatifs. Il a bâti le club de l’AS Pouilly. Le stade porte son nom. A chaque fois que je passe devant cette plaque j’ai envie de pleurer tellement le club lui doit !






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